La coupe des pièces est très précise car chaque défaut peut modifier le résultat,
soit dans les mesures, soit dans le motif. Les calibres servent de guide pour chaque
pièce et leur superposition avec les pièce doit être parfaite.
On utilise un diamant (naturel ou synthétique) ou un
coupe-verre (roulette de vitrier).
Attention, l'utilisation d'une roulette lubrifiée au pétrole ne doit pas s'opérer pour la coupe de pièces à peindre car l'adhérence de la peinture peut être altérée par le dépôt
du lubrifiant sur le verre.
D’une façon générale, l’action de la coupe se fait en deux temps :
une rayure puis un décrochage. Si la rayure est correctement effectuée,
le verre « file » et le décrochage se fait rigoureusement à cet endroit
(les molécules sont séparées pour permettre ensuite la séparation).
Dans tous les cas, plus le décrochage est tardif, moins il est facile car la coupe se referme ensuite peu à peu.
Si la main ne peut décrocher les deux morceaux, on utilise une
pince à décrocher positionnée perpendiculairement au trait de coupe.
Si les bords sont imparfaits après le décrochage, on les rectifie avec une
pince à gruger. Pour une meilleure finition, la
pierre carborundum permet d'améliorer le bord des pièces.
L’organisation est différente suivant le motif et le type de pièces à débiter :
Si chaque pièce est unique, on utilise individuellement chaque calibre.
Ce cas s'applique souvent à des motifs calibrés aux
ciseaux trois lames. Le coupe-verre suit rigoureusement le bord du calibre sans l'empiéter.

Pour obtenir une pièce, il faut exécuter plusieurs traits de coupe,
c'est à dire autant de traits que son contour en comprend.
Généralement, les côtés les plus difficiles sont coupés en priorité pour éviter les pertes de temps et de matière. Pour les pièces qui ont des creux, on procède en « coupes d'appel » qui permettent de progresser successivement vers la forme désirée.
Pour une pièce qui se répète en série, les passages successifs du coupe-verre vont déformer le calibre.
On peut en fabriquer une copie dans un matériau plus résistant que l'on appelle « clinquant ».
Si les pièces ont des largeurs identiques et parallèles, elles sont coupées en série à l’aide d’une pige.
Les bandes sont débitées en faisant glisser la pige sur la feuille de verre contre la règle de la table de coupe.
Pour couper des rectangles, on a besoin d’une pige pour la longueur et d’une deuxième pour la largeur.
La première bande est débitée par la deuxième pige.
Pour couper des carrés ou des losanges, on utilise deux fois la même pige !
Ce procédé permet de conserver précisément les dimensions des pièces qui doivent être identiques.
Pour enlever en série la même partie d’une pièce à bords rectilignes,
on fabrique des « machines ».
La pièce est calée dans un assemblage de petites règles en bois où l’on fait glisser le coupe-verre
contre le dernier morceau cloué. De cette façon, le passage de l’outil se fait systématiquement au même endroit.
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| la coupe à la pige |
...avec une machine |
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