Sommaire :
La définition et les origines de la sérigraphie
L'écran pour la sérigraphie
La préparation de l'écran pour la sérigraphie
La fabrication des tissus pour la sérigraphie
L'impression de la sérigraphie
La sérigraphie sur verre
Les dessins et croquis sont tirés des ouvrages de Michel Caza "Les techniques de la sérigraphie", tomes 1-2-3 (Editions Info-Pub)
Définition de la sérigraphie
La Sérigraphie : du latin « sericum » ->soie et du grec « graphe » ->écrire , devrait
s'écrire séricigraphie (les deux appellations figurent dans le dictionnaire).
La sérigraphie est un procédé d'impression qui utilise un écran composé d'un tissu tendu
sur un cadre, traité comme un pochoir (c'est-à-dire que les mailles du tissu seront obturées à
certains endroits et ouvertes à d'autres, formant ainsi le motif que l'on souhaite reproduire.
Sous cet écran, on pose le support destiné à recevoir l'impression. L'encre (ou la peinture,
l'émail, le vernis...), déposée sur le dessus de l'écran, à l'intérieur du cadre, est pressée à
travers les mailles ouvertes du tissu, à l'aide de la raclette (lame de caoutchouc montée sur
bois ou sur métal) que l'on déplace en appuyant sur la surface de l'écran . L'encre traverse
donc les mailles ouvertes et se dépose ainsi sur le support.
Les origines de la sérigraphie
Le pochoir
La sérigraphie découle d'une technique de base très ancienne qui n'est autre que le
pochoir, déjà utilisé il y a 30 000 ans avant J-C dans les grottes de Gargas (Hautes-Pyrénées).
Les artistes soufflaient de la terre colorée à l'aide d'un chalumeau en roseau autour de leur
main posée sur le rocher ; celle-ci faisait ainsi office de pochoir. Plus près de nous, et
cependant depuis très longtemps, les Japonais décoraient les kimonos à l'aide de pochoirs.
Au Moyen Age, en Europe, cette technique était très utilisée (cartes à jouer, décorations murales,
impressions de tissus...). C'est à cette époque que la première ébauche de la sérigraphie vit le
jour. Il s'agissait d'un tissu à larges mailles sur lequel on avait peint un motif en réserve avec
du goudron que l'on faisait sécher ; une brosse raide faisait ensuite passer de la peinture aux
endroits vierges de goudron, sur des bannières ou des uniformes. L'image ainsi produite ne
représentait généralement que des motifs simples, comme la croix rouge, emblème des
Croisés.
Cependant, le véritable premier écran de sérigraphie fut inventé au Japon par Some Ya
Yu Zen vers la fin du XVIIème siècle. Il s'agissait de tendre un filet composé de cheveux de
femmes sur un cadre en bois et de coller sur ce filet deux feuilles de mûrier huilées (pour
l'étanchéité) découpées de la même façon et collées l'une sur le dessus du filet et l'autre sur le
dessous en parfait repérage.
En 1850, on invente les premiers écrans en fils de soie tendus sur un cadre en bois. On
utilisait alors la brosse pour encrer. L'Angleterre et la France développent d'une façon
industrielle l'impression sérigraphique sur tissus et draps (Lyon).
Dans les années 1920, on invente la raclette en caoutchouc qui va remplacer la brosse.
Dans les années 1930, les peintres en lettres et les décorateurs commencent à utiliser la
sérigraphie.
Dans les années 1940, des artistes américains s'emparent de cette technique. Des
artistes français renommés font de même (Picasso, Léger, Dufy, Braque).
La sérigraphie connaîtra un fort développement pendant la 2ème guerre mondiale, grâce à
la souplesse et la légèreté du procédé utilisable n'importe où (impression des treillis, casques, obus, ailes
d'avions... ). Les Américains abandonneront leur matériel d'impression dans les
surplus militaires (Stock américain) dans de nombreux pays à travers le monde, ce qui
diffusera cette technique un peu partout.
A partir des années 1950, la sérigraphie se développera d'une façon industrielle en Europe et aux E.U.
Les applications de la sérigraphie
Les applications de la sérigraphie sont innombrables
On peut imprimer avec de la peinture, de l'émail, du bitume, du vernis, du chocolat, de l'encre
(mate, brillante, fluorescente, phosphorescente, transparente) sur n'importe quel support
(papier, carton, métal, plastiques, verre, céramique, bois, cuir, liège, plâtre...) ; des supports
de toutes tailles, de toutes formes, plats, cylindriques, coniques, ovalisés. On peut imprimer
autant de couleurs que l'on désire ; on peut imprimer en tri et quadrichromie.
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