Sommaire :
La définition et les origines de la sérigraphie
L'écran pour la sérigraphie
La préparation de l'écran pour la sérigraphie
La fabrication des tissus pour la sérigraphie
L'impression de la sérigraphie
La sérigraphie sur verre
Les dessins et croquis sont tirés des ouvrages de Michel Caza "Les techniques de la sérigraphie", tomes 1-2-3 (Editions Info-Pub)
L'écran est la base même de la sérigraphie, puisqu'il en constitue le principe
fondamental. Il se compose d'un tissu tendu sur un cadre.
Le tissu : Historique :
A ses débuts, la sérigraphie utilisait l'organdi, un tissu de coton peu coûteux mais
fragile. Puis vint l'ère de la gaze de soie qui, au départ, était utilisée en meunerie pour tamiser
la farine. Cependant, cette gaze comprenait des irrégularités dans le tissage. Les fabricants
mirent alors au point des tissus exclusivement réservés aux sérigraphes..
Après la deuxième guerre mondiale, les tissus synthétiques ayant fait leur apparition,
on utilisa le nylon, puis plus tard le polyester. Parallèlement, en vue de certains travaux, on
développa également les tissus métalliques (bronze, acier inoxydable, nickel-chrome).
La soie naturelle :
Longtemps utilisée, elle est remplacée maintenant par les tissus synthétiques.
Résistante aux solvants, elle est détruite par les acides, l'eau de javel et la soude caustique ce
qui est un inconvénient majeur. Ceci dit, elle possède une excellente stabilité dimensionnelle
et une-bonne adhérence à la solution photosensible.
Le nylon :
Ses qualités mécaniques de résistance à l'usure sont remarquables. Le nylon résiste à
l'eau de javel et à la soude caustique. Cependant, ses possibilités extensives sont trois fois
plus élevées que pour les soies naturelles, ce qui rend sa tension sur le cadre, difficile. De
plus, la forte traction constante du tissu se traduit à la longue par un phénomène de détente.
Le polyester :
C'est le tissu le plus utilisé. Il possède les mêmes qualités de résistance que le nylon,
mais il est beaucoup plus stable.
Les tissus métalliques :
Ils ont tous les trois une très grande stabilité dimensionnelle,
(d'où un repérage parfait) et une très grande résistance à l'usure. Cependant, ils manquent de
souplesse et sont fragiles aux chocs (bosselage).
L'acier inoxydable :
II a une excellente résistance chimique aux agents oxydants.
Le bronze :
Le bronze, en revanche, s'oxyde plus facilement, mais il a de meilleures qualités mécaniques
que l'acier car il est plus souple.
Le nickel :
Le nickel possède toutes les qualités mais il est extrêmement cher.